Je suis née dans un pays qui regorge d’innombrables histoires qui datent des temps lointains.
Le Laos a connu son essor vers le XIIème siècle par la venue des thaïs provenant de la Chine du Sud.
C’est entre le XVIème et le XVIIème siècle que le bouddhisme lao connaît son apogée.
Vientiane, ville de ma naissance devient la capitale en 1520.
En 1778, Vientiane appartient au royaume Thaï.
Le Laos reste sous le contrôle de Siam (Thailand) jusqu’au XIXème siècle.
En 1893, Siam signe les traités reconnaissant le protectorat de la France sur le Laos avec le consulat de France au Laos. En 1899, Le Laos fait partie désormais à l’Union Indochinoise Française.
Sous l’influence des japonais pendant la seconde guerre mondiale, l’indépendance du Laos est proclamée le 8 avril 1945.
Mais la rébellion communiste persiste jusqu’en 1975. Cette guerre provoque l’exil de milliers d’habitants dont ma famille fait partie.
Aujourd’hui, le Laos reste un des pays les plus pauvres du monde (environ 300 dollars de revenu par habitant).
Arrivée en France à l’âge de deux ans, je fais mes études comme tous les enfants de mon âge.
A 23 ans, je découvre la première fois l’Italie. Je rencontre un masseur professionnel qui m’enseigne ses méthodes thérapeutiques.
En 1998, je pars pour l’Australie. Là-bas, on me propose de découvrir la médecine par les fleurs de Bach.
Edward Bach (1886-1936), médecin britannique, a mis au point en 1928 la guérison par les fleurs, la « florithérapie », procédé de fabrication proche de celui de l’homéopathie (« méthode de la macération solaire » ou « méthode de décoction »).
Les fleurs ont pour but d’aider à gérer les émotions et les déséquilibres psychologiques.
Ma curiosité devient grandissante ; je veux comprendre comment le Docteur Bach a pu découvrir les vertus de chaque plante.
De retour en France, je décide d’étudier les plantes médicinales.
Durant un séjour en Autriche en février 2003, Paul P., proche de la trentaine me demande un traitement. Je l’étudie dans son état général : émotionnel (le mal-être commence souvent par des problèmes émotionnels), alimentation (les mauvaises habitudes alimentaires influencent l’état général) et physique (comprendre une personne à travers ses mouvements car le corps trahit l’esprit).
Je continue le soin par un massage au niveau des mollets et des pieds.
Lorsque mes mains se retrouvent sur la plante des pieds, le jeune homme gémit de douleur.
Ne comprenant pas cette réaction, je décide alors de suivre des études approfondies sur le pied. Cette spécialisation a pour nom « réflexologie plantaire ».
Aujourd’hui, après de longues études sur le système nerveux et les points réflexes du pied et mes connaissances en matière de plantes, je suis fière d’être thérapeute.
Mes pensées vont les personnes qui m’ont enseignée, encouragée et réconfortée.
Un grand merci à Kheng K, à Marc T et mon admiration incessante pour Pierre F.
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